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MARSEILLE (Reuters) - Ségolène Royal a dénoncé à Marseille, les "annonces tous azimuts" d'un gouvernement qui ne cherche qu'à "capter des voix" avant les élections législatives.
"Ce n'est pas comme cela qu'on dirige un pays si ce n'est pour ratisser le plus largement possible avant les législatives", a-t-elle affirmé lors d'une réunion de soutien aux candidats socialistes dans les Bouches-du-Rhône.
"La politique, c'est aussi la politique par la preuve. Ce n'est pas seulement une politique de l'annonce pour capter des voix avant les législatives. Ce n'est pas une fuite en avant", a-t-elle précisé.
A Marseille, où elle a adressé un hommage appuyé à l'un de ses co-directeurs de la campagne présidentielle Patrick Mennucci, elle s'en est particulièrement prise à Brice Hortefeux, le ministre de l'Immigration, de l'identité nationale et du Codéveloppement, qui s'est fixé comme objectif "d'éloigner" 25.000 clandestins en 2007 et a réaffirmé son choix d'une immigration choisie.
"Ces annonces précipitées sont le constat de son échec. Il s'agit d'une agitation verbale tous azimut avec des annonces faites dans un flou des plus répréhensible", a-t-elle dit.
L'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle a réclamé "davantage de transparence" de la part du gouvernement et du chef de l'Etat.
"La parole présidentielle pèse. Il faut dire les choses, annoncer le coût des mesures qui seront prises. C'est la république du respect, qui doit avoir sa place même avant une élection", a-t-elle déclaré;
"Cela peut ouvrir les yeux aux Français", a-t-elle ajouté.
Durant sa visite dans la cité phocéenne, où elle s'est offert un bain de foule dans les rues du centre ville, Ségolène Royal a de nouveau lancé un appel à une "large mobilisation" pour contrer une droite qui "détient déjà tous les pouvoirs" à l'exception de l'Assemblée nationale qui doit constituer une "respiration démocratique".
"J'entends dire que les gens resteraient chez eux. Je demande donc à tous ceux qui ont voté pour moi de revenir vers les urnes. Nous avons besoin d'un groupe socialiste fort pour reconstruire dans l'avenir", a-t-elle encore expliqué.
"Le contexte n'est pas facile. Nous avons en face des gens qui ne sont pas malhabiles et qui savent entretenir le flou", a-elle poursuivi.
Ségolène Royal s'est enfin refusée à évoquer un rapprochement éventuel avec le centre de François Bayrou.
"On verra le moment venu. Il appartiendra aux candidats du MoDem de dire ce qu'ils souhaitent", a-t-elle conclu.
Ségolène Royal : invitée du matin, LCI, Christophe Barbier
le 30/05/07
PARIS (AFP) - Les socialistes ont repris des couleurs mardi soir lors d'un grand meeting parisien qui a donné le véritable départ de leur campagne législative, dans un climat d'unité entre tous ses dirigeants dont Ségolène Royal, plébiscitée par les militants.
La candidate malheureuse à l'Elysée, François Hollande, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius et le maire de Paris Bertrand Delanoë se sont affichés côte à côte au Zénith devant quelque cinq à six mille personnes enthousiastes. On ne les avait jamais vus sur la même scène pendant la campagne présidentielle.

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Alors que les sondages prédisent une majorité absolue à l'UMP du président Nicolas Sarkozy dans la nouvelle Assemblée nationale, Mme Royal a appelé les Français à se mobiliser lors du scrutin des 10 et 17 juin pour "construire une opposition forte" et arrêter "le rouleau compresseur de la droite".
Les cinq ont fait leur entrée ensemble, Ségolène Royal, veste rose vif et jupe noire, en tête, au son du chant des partisans italiens, "Bella Ciao".
Devant un immense panneau rouge où s'inscrivait le slogan de la campagne du PS "la gauche qui agit, la gauche qui protège", les cinq leaders socialistes se sont passés symboliquement le relais pour marquer leurs retrouvailles, une rose circulant de main en main.
L'image a plu à la salle ("tous ensemble, tous ensemble, socialistes!"). Elle rompait avec les "petites phrases" échangées depuis la défaite du 6 mai.
Ségolène Royal s'est gardée de se proclamer leader de la rénovation. "Nous allons construire la nouvelle opposition dont la France a besoin", a-t-elle sobrement affirmé, ajoutant que "tout le PS est rassemblé derrière son premier secrétaire", François Hollande, son compagnon.
L'ex-candidate à la présidentielle a été longuement acclamée à la fin de son discours. "Ségolène, merci", a scandé la foule.
Le public a réservé à Laurent Fabius un accueil révélateur de son état d'esprit tourné vers l'unité. "J'entends partout: +ne vous divisez pas, soyez unis!+, j'entends partout: +ne soyez pas défaitistes, soyez combatifs+", a déclaré le député de Seine-Maritime sous les vivats.
Le premier secrétaire François Hollande a trouvé une nouvelle légitimité dans l'ovation que lui a réservée la salle. "Quand les socialistes sont rassemblés, rien ne peut les arrêter", a affirmé le numéro un du PS, souhaitant l'avènement d'"une majorité de gauche" le 17 juin.
"Merci Bertrand, merci Laurent, merci Dominique d'être là, merci Ségolène pour cette belle campagne (...)", a-t-il lancé.
La réunion a cependant montré que les cicatrices des batailles internes n'étaient pas refermées, notamment chez les nouveaux adhérents -au comportement "plus individualiste", notait un responsable- qui n'ont pu réprimer des mouvements d'hostilité.
Il y a eu des sifflets lorsque Bertrand Delanoë a salué "le rassemblement de ceux qui sont une part de nous-mêmes: Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Pierre Mauroy".
Un peu plus tard, avant d'être très applaudi, Dominique Strauss-Kahn, dont l'intervention très critique le 6 mai au soir avait été mal accueillie par une partie des socialistes, a essuyé des sifflets. Le message d'unité de Lionel Jospin, très hostile à la conception "ségoléniste" de la politique, a connu le même sort.
Le meeting s'est néanmoins achevé dans l'allégresse, dirigeants, candidats et simples militants se retrouvant sur le podium où Laurent Fabius a esquissé quelques pas de danse, tandis que des centaines de ballons rouges étaient lâchés.
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Alors que les sondages prédisent une majorité absolue à l'UMP du président Nicolas Sarkozy dans la nouvelle Assemblée nationale, Mme Royal a appelé les Français à se mobiliser lors du scrutin des 10 et 17 juin pour "construire une opposition forte" et arrêter "le rouleau compresseur de la droite".
Les cinq ont fait leur entrée ensemble, Ségolène Royal, veste rose vif et jupe noire, en tête, au son du chant des partisans italiens, "Bella Ciao".Devant un immense panneau rouge où s'inscrivait le slogan de la campagne du PS "la gauche qui agit, la gauche qui protège", les cinq leaders socialistes se sont passés symboliquement le relais pour marquer leurs retrouvailles, une rose circulant de main en main.
L'image a plu à la salle ("tous ensemble, tous ensemble, socialistes!"). Elle rompait avec les "petites phrases" échangées depuis la défaite du 6 mai.
Ségolène Royal s'est gardée de se proclamer leader de la rénovation. "Nous allons construire la nouvelle opposition dont la France a besoin", a-t-elle sobrement affirmé, ajoutant que "tout le PS est rassemblé derrière son premier secrétaire", François Hollande, son compagnon.
L'ex-candidate à la présidentielle a été longuement acclamée à la fin de son discours. "Ségolène, merci", a scandé la foule.
Le public a réservé à Laurent Fabius un accueil révélateur de son état d'esprit tourné vers l'unité. "J'entends partout: +ne vous divisez pas, soyez unis!+, j'entends partout: +ne soyez pas défaitistes, soyez combatifs+", a déclaré le député de Seine-Maritime sous les vivats.
Le premier secrétaire François Hollande a trouvé une nouvelle légitimité dans l'ovation que lui a réservée la salle. "Quand les socialistes sont rassemblés, rien ne peut les arrêter", a affirmé le numéro un du PS, souhaitant l'avènement d'"une majorité de gauche" le 17 juin.
"Merci Bertrand, merci Laurent, merci Dominique d'être là, merci Ségolène pour cette belle campagne (...)", a-t-il lancé.
La réunion a cependant montré que les cicatrices des batailles internes n'étaient pas refermées, notamment chez les nouveaux adhérents -au comportement "plus individualiste", notait un responsable- qui n'ont pu réprimer des mouvements d'hostilité.
Il y a eu des sifflets lorsque Bertrand Delanoë a salué "le rassemblement de ceux qui sont une part de nous-mêmes: Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Pierre Mauroy".
Un peu plus tard, avant d'être très applaudi, Dominique Strauss-Kahn, dont l'intervention très critique le 6 mai au soir avait été mal accueillie par une partie des socialistes, a essuyé des sifflets. Le message d'unité de Lionel Jospin, très hostile à la conception "ségoléniste" de la politique, a connu le même sort.
Le meeting s'est néanmoins achevé dans l'allégresse, dirigeants, candidats et simples militants se retrouvant sur le podium où Laurent Fabius a esquissé quelques pas de danse, tandis que des centaines de ballons rouges étaient lâchés.







